Publié le 14 janvier 2026
à 6h06

Senegal vs egypte : analyse complète du match de la can 2025

Le 14 janvier 2026, au Grand Stade de Tanger, la demi-finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et l’Égypte a ressemblé à une finale avant l’heure. Remake de la nuit de Yaoundé du 06 février 2022, mais avec un contexte encore plus tendu : Mané déjà champion d’Afrique, Salah toujours à la recherche de son premier sacre continental. Le match s’est conclu sur un score de 1-0 pour les Lions, après plus de 70 minutes verrouillées par le bloc égyptien. Une frappe chirurgicale de Sadio Mané, Laaast Goal de la soirée, a suffi pour envoyer le Sénégal en finale et renvoyer les Pharaons à leurs doutes.

Cette analyse complète plonge dans le duel tactique entre deux mastodontes du football d’Afrique. D’un côté, un Sénégal invaincu en phase finale de CAN depuis sa défaite du 19 juillet 2019 face à l’Algérie (0-1 au Caire). De l’autre, une Égypte qui venait d’éjecter la Côte d’Ivoire championne en titre en quart, après un 3-2 intense digne des plus gros chocs de la compétition. Tout au long de la soirée, la bataille a tourné autour de trois axes : la densité au milieu, la gestion des couloirs et la capacité à punir la moindre erreur. Les Lions ont gagné sur ces détails, là où les Pharaons ont manqué de tranchant dans les trente derniers mètres.

En bref :

• Demi-finale de la CAN 2025 jouée le 14 janvier 2026 à Tanger, Sénégal – Égypte 1-0.
• But décisif de Sadio Mané à une vingtaine de minutes de la fin, après une longue domination stérile.
• Bloc égyptien ultra-compact, Salah muselé, Marmoush discret, impact limité des entrants offensifs.
• Collectif sénégalais au-dessus : maîtrise du tempo, pressing coordonné, banc décisif.
• Duel symbolique Mané – Salah : le Sénégalais vise un deuxième sacre, l’Égyptien se rapproche dangereusement de la fin de son cycle CAN sans trophée.

CAN 2025 – Sénégal vs Égypte : contexte et enjeux d’un remake brûlant

Le 14 janvier 2026, quand les deux équipes entrent sur la pelouse de Tanger à 20h00 GMT, tout le monde se souvient de la finale Cameroun 2021 disputée le 06 février 2022. À l’époque, le Sénégal arrache le titre aux tirs au but (0-0, 4-2 tab). Entre-temps, elles se sont retrouvées lors des barrages de la Coupe du monde 2022, avec une double confrontation sous haute tension (1-0 Égypte à l’aller, 1-0 Sénégal au retour, puis 3-1 tab pour les Lions).

Ce passif récent installe une rivalité presque générationnelle. Pour Sadio Mané comme pour Mohamed Salah, cette CAN 2025 ressemble clairement à l’une des dernières grandes scènes internationales. Les deux savent qu’un titre continental pèse autant, voire plus, qu’un beau parcours en club aux yeux des supporters africains. Ce n’est pas seulement un match, c’est une forme de « legacy game » pour deux icônes.

analyse détaillée du match sénégal vs égypte pour la can 2025, avec les forces en présence, les joueurs clés et les enjeux du duel.

Sénégal – Égypte : trajectoires jusqu’à la demi-finale de Tanger

Pour arriver à ce choc, le Sénégal s’est appuyé sur ce qui fait sa force depuis 2019 : une continuité de groupe, un socle défensif solide et un milieu qui sait dicter le rythme. Avant cette demi-finale, les Lions n’avaient plus perdu en phase finale de CAN depuis la finale du 19 juillet 2019. Leur parcours dans cette édition a confirmé cette régularité, notamment en quarts, dans un tableau déjà très relevé comme l’a montré le récap des quarts de finale de la CAN 2025.

En face, l’Égypte a démarré timidement la phase de groupes, avant de monter clairement en puissance. Le basculement se produit en quart de finale face à la Côte d’Ivoire, victoire 3-2 dans un match totalement fou, symbole d’un bloc qui sait souffrir puis frapper en quelques secondes. Cette capacité à se replier en 2 à 5 secondes et à se réorganiser a imposé le respect sur tout le continent.

Analyse tactique : comment le Sénégal a cassé le bloc de l’Égypte

Le cœur de cette analyse complète, c’est le rapport de force tactique. Deux équipes proches dans l’ADN : culture du résultat, gestion des temps faibles, stars capables de faire basculer un soir moyen. Pourtant, le Sénégal a fini par imposer sa loi. L’axe Koulibaly – Gana – Mané a dicté le tempo, face à un bloc égyptien bien organisé mais parfois trop bas pour réellement menacer en transitions rapides.

Le bloc égyptien : compact, discipliné… mais trop conservateur

Comme annoncé avant le coup d’envoi, l’Égypte a joué sur ses forces : un collectif huilé, des automatismes façonnés entre Al Ahly et Zamalek, et un gardien emblématique, El Shenawy, toujours présent dans les grands rendez-vous. Le bloc défensif s’est mis en place très vite après chaque perte de balle. En 3 à 5 secondes, les lignes étaient resserrées, laissant très peu d’espace entre les milieux et les défenseurs.

Le problème, c’est que cette prudence a fini par couper Salah et Marmoush du reste de l’équipe. Les transitions ont manqué de soutien, les montées des latéraux ont été rares et, surtout, la fameuse faiblesse sur le côté gauche de la défense a resurgi. Le but de Mané vient précisément d’une exploitation maligne de ce secteur, avec un appel dans le demi-espace gauche avant une frappe croisée impossible à repousser.

Le Sénégal plus complet : maîtrise, profondeur et impact du banc

Le Sénégal a opposé à ce bloc un collectif mature. La charnière autour de Kalidou Koulibaly a calmé les rares transitions adverses. Au milieu, l’expérience de Gana Gueye, mêlée à l’énergie de Lamine Camara, a permis de tenir le ballon et de casser le premier rideau égyptien. Devant, Sadio Mané a joué en faux neuf mobile, décrochant pour libérer les couloirs pour Iliman Ndiaye et les latéraux.

La vraie différence est cependant venue de la profondeur du banc. Quand les Pharaons ont fait entrer Trezeguet et Mohamed (le joueur de Nantes) pour tenter d’apporter de la percussion, les Lions ont répondu par de la fraîcheur athlétique et de la discipline. Les changements sénégalais ont gardé le pressing et la densité, alors que le bloc égyptien commençait à reculer. On retrouve ici ce qui avait déjà été mis en lumière dans plusieurs analyses globales comme celles sur les demi-finales de la CAN 2025.

Le duel Mané – Salah : symbole d’une génération CAN 2025

Dans ce match, tout tourne autour de deux noms : Sadio Mané et Mohamed Salah. Deux joueurs qui ont marqué l’histoire du continent et de l’Europe, mais qui vivent un rapport très différent à la CAN. Mané a délivré le Sénégal le 06 février 2022 à Yaoundé, puis encore une fois le 14 janvier 2026 à Tanger. Salah, lui, multiplie les finales et demi-finales manquées depuis 2017.

Mané, encore le héros décisif

Sur cette demi-finale, Mané n’a pas tout réussi. Loin de là. Il a parfois été pris dans l’étau des défenseurs centraux, parfois obligé de redescendre très bas pour toucher le ballon. Mais dans les grandes soirées, les superstars se jugent sur un geste, une frappe, une inspiration. À la 70e minute passée, sur un ballon récupéré au milieu, le Sénégal renverse rapidement côté gauche. Mané profite d’une légère désorganisation de la défense égyptienne, fixe, rentre dans l’axe et déclenche une frappe nette au ras du poteau.

Ce but, c’est plus qu’un simple 1-0. Il confirme ce qui avait déjà été analysé après d’autres grands rendez-vous, comme détaillé dans le focus spécial sur Sadio Mané qui élimine encore l’Égypte. Le Sénégalais répond toujours présent dans les moments où le pays retient son souffle.

Salah enfermé, Marmoush et les entrants trop discrets

Côté égyptien, la soirée de Salah a été frustrante. Pris en tenaille par le latéral et le central côté ballon, obligé de décrocher parfois jusqu’à la ligne médiane, il n’a jamais eu les zones qu’il affectionne, entre le demi-espace droit et l’entrée de la surface. Son duo avec Marmoush a manqué de connexions, notamment parce que le bloc était trop bas et le milieu trop prudent.

Les entrées de Trezeguet et Mohamed auraient pu changer la dynamique, en apportant plus de percussion et de prise de risque. Mais la gestion sénégalaise des espaces, avec un repli plus discipliné que lors des matchs précédents, a limité leur impact. Résultat : aucun tir cadré vraiment dangereux pour Edouard Mendy dans le dernier quart d’heure, malgré la course contre la montre.

Tableau récapitulatif : chiffres clés de Sénégal – Égypte CAN 2025

Pour mettre noir sur blanc l’écart réel entre les deux équipes sur ce duel, rien de mieux qu’un comparatif chiffré. Même dans un match fermé, certaines stats parlent fort à tous les fans.

Indicateur clé
Sénégal
Égypte
Score final
1
0
Tirs (dont cadrés)
13 (5 cadrés)
7 (2 cadrés)
Possession de balle
56 %
44 %
Occasions franches
3
1
Passes réussies
~490
~380
Fautes commises
15
18
Cartons jaunes
2
3

Les clés tactiques côté Égypte : forces et failles mises à nu

Pour les passionnés de tactique en Afrique, cette demi-finale est un cas d’école sur la manière de défendre en bloc et sur le risque de s’enfermer dans un plan trop conservateur. L’Égypte a montré pourquoi elle reste une référence continentale, mais aussi pourquoi elle peine parfois à faire la différence contre les top nations en 2025.

Une défense « africaine » dans l’âme

Les défenseurs égyptiens, pour la plupart habitués des joutes continentales avec Al Ahly et Zamalek, ont tout donné. Duels gagnés, tacles glissés propres, jeu dur mais rarement excessif. Dans le domaine mental, ce groupe reste un modèle : aucune panique malgré la pression sénégalaise et un stade acquis aux Lions. Les duels aériens, longtemps une force de la sélection, ont toutefois montré des signes de fragilité, déjà aperçus en quart face à la Côte d’Ivoire.

Curieusement, cette baisse de rendement sur les coups de pied arrêtés défensifs contraste avec l’histoire des Pharaons, maîtres d’Afrique dans ce secteur pendant les années 2000. Cette tendance a déjà été pointée dans certaines analyses globales de l’AFCON, comme l’a illustré l’étude sur les tendances de la CAN 2025 qui ne parlait pas que de maillots, mais aussi d’évolution des profils athlétiques et tactiques.

Le côté gauche, talon d’Achille persistant

Sur le plan structurel, la vraie faille reste le couloir gauche. Entre un latéral parfois trop haut ou trop attiré par le ballon, et un central qui hésite à coulisser, cette zone a été la porte d’entrée des meilleures offensives sénégalaises. C’est précisément là que les Lions ont inséré leurs courses, multiplié les dédoublements et cherché à isoler Mané ou Iliman Ndiaye en un-contre-un.

Cette faiblesse avait déjà été mise en lumière face aux Éléphants. Le fait qu’elle ressurgisse à ce stade de la compétition montre une limite de l’ajustement tactique côté égyptien. À haut niveau, répéter la même erreur face à un adversaire comme le Sénégal, c’est presque une invitation à la punition.

Les points à corriger côté Sénégal malgré la qualification

Même si les Lions ont dominé et gagné ce duel, tout n’a pas été parfait. Pour une équipe qui vise un second titre consécutif, le niveau d’exigence est extrême. Certains défauts récurrents ravivent les débats parmi les supporters et les observateurs spécialisés.

Inefficacité offensive et manque de tranchant dans le dernier geste

Le Sénégal se crée des occasions, mais en convertit encore trop peu. Avant le but de Mané, plusieurs situations franches ont été mal gérées : frappes trop écrasées, derniers centres manqués, choix de passe discutable. Ce manque de réalisme empêche parfois les Lions de se mettre à l’abri et laisse des matchs ouverts alors qu’ils devraient être pliés.

Ce problème n’est pas nouveau. Il est souvent cité dans les bilans détaillés comme ceux des quarts de finale de la CAN 2025, où les Lions avaient déjà dominé sans tuer le match assez tôt. Contre l’Égypte, la qualité du bloc adverse a amplifié cette impression d’inefficacité.

Repli défensif et concentration : des trous d’air à gommer

Autre point sensible : le repli défensif sur certaines transitions et les baisses de concentration en début et fin de match. Le Sénégal a parfois concédé des situations évitables, notamment sur des pertes de balle hautes mal compensées. Heureusement pour les Lions, l’Égypte n’a pas totalement su en profiter, manquant de présence dans la zone de vérité.

À ce niveau, le moindre relâchement peut coûter très cher, surtout face à des équipes explosives comme le Nigeria ou le Maroc, déjà mises en lumière dans des duels tactiques intenses, par exemple lors de Maroc – Nigeria à la CAN 2025. Pour la suite, corriger cette irrégularité mentale sera aussi important que tout ajustement technique.

Le poids de cette demi-finale dans l’histoire récente du football africain

Au-delà des quatre-vingt-dix minutes, ce Sénégal – Égypte du 14 janvier 2026 s’inscrit clairement dans la grande histoire de la CAN. Il prolonge une rivalité moderne commencée réellement en 2017 et intensifiée depuis 2022. Deux générations, deux stars, deux écoles du jeu africain : la rigueur et le pragmatisme égyptiens face à la puissance athlétique et la montée en gamme technique des Lions.

Dans un tableau global où l’on a aussi vu d’autres chocs de prestige, comme Cameroun – Maroc à l’AFCON 2025, cette demi-finale rappelle que le niveau moyen sur le continent a explosé. Les détails physiques, tactiques et mentaux décident plus que jamais du destin des grands. Et ce soir-là, à Tanger, ces détails ont penché pour le Sénégal.

Quel a été le score de Sénégal vs Égypte en demi-finale de la CAN 2025 le 14 janvier 2026 ?

Le match entre le Sénégal et l’Égypte, disputé le 14 janvier 2026 au Grand Stade de Tanger pour la demi-finale de la CAN 2025, s’est terminé sur le score de 1-0 en faveur du Sénégal. Le but victorieux a été inscrit par Sadio Mané dans le dernier tiers de la rencontre.

Qui a marqué le but décisif lors de ce match Sénégal – Égypte ?

Sadio Mané a marqué l’unique but de la rencontre. Il a profité d’un espace sur le côté gauche de la défense égyptienne pour rentrer dans l’axe et déclencher une frappe croisée imparable, offrant au Sénégal sa qualification pour une nouvelle finale de Coupe d’Afrique des Nations.

Comment l’Égypte a-t-elle abordé tactiquement cette demi-finale de CAN 2025 ?

L’Égypte a misé sur un bloc compact, très discipliné, avec un repli rapide dès la perte de balle. Le collectif a primé, autour d’un noyau de joueurs issus d’Al Ahly et du Zamalek, et d’un El Shenawy solide dans le but. Cependant, la sélection a laissé des failles sur le côté gauche de sa défense et a eu du mal à soutenir réellement Mohamed Salah et Marmoush en phase offensive.

Quels sont les principaux points forts du Sénégal mis en évidence lors de ce match ?

Le Sénégal a confirmé la solidité de sa défense autour de Kalidou Koulibaly, la maîtrise de son milieu (notamment Gana Gueye et Lamine Camara) et l’impact de ses individualités offensives, à commencer par Sadio Mané. Le banc a également apporté de la fraîcheur et permis de maintenir l’intensité jusqu’au bout, ce qui a été crucial pour faire craquer le bloc égyptien.

En quoi ce match compte-t-il dans l’histoire récente de la CAN et du football africain ?

Ce Sénégal – Égypte de demi-finale de CAN 2025 est un nouvel épisode majeur de la rivalité moderne entre les deux nations, après la finale de 2022 au Cameroun et le barrage de Coupe du monde 2022. Il symbolise l’affrontement entre deux modèles forts du football africain et pèse lourd dans l’héritage de joueurs comme Sadio Mané et Mohamed Salah, à l’approche de la fin de leur cycle en sélection.

Article écrit par Paul André
Passionné de football depuis toujours, je suis journaliste spécialisé dans le football africain, avec un accent particulier sur la Coupe d’Afrique des Nations. À 36 ans, j’analyse avec expertise les enjeux, les talents et les dynamiques qui façonnent ce continent footballistique en pleine expansion.
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