découvrez clara mateo, joueuse de l'équipe de france de football 2024 et ingénieure libérée, alliant passion sportive et expertise technique.
Publié le 15 janvier 2026
à 22h25

Clara Mateo, sacrée joueuse France Football de l’année : « Mon parcours d’ingénieure a été une véritable libération »

découvrez clara mateo, joueuse de l'équipe de france de football 2024 et ingénieure libérée, alliant passion sportive et expertise technique.

Clara Mateo vient bousculer les habitudes : sacrée joueuse France Football de l’année, elle incarne en 2025-2026 une réussite aussi bien sur le gazon qu’en dehors. Née le 28 novembre 1997 à Nantes, l’attaquante du Paris FC a transformé une déception — sa non-sélection pour les Jeux olympiques de 2024 à domicile — en un moteur de performance. Repositionnée en pointe lors de la saison 2024-2025, elle a claqué 18 buts et délivré 8 passes décisives en championnat, contribuant au premier sacre historique du club en Coupe de France (finale remportée aux tirs au but face au PSG). En parallèle, Mateo a mené de front une carrière d’ingénieure : diplômée en septembre 2020 de Polytech Paris‑Saclay, recrutée en mars 2021 à 40 % chez Arkema, elle a choisi un travail à temps partiel qui, selon elle, a été une véritable libération professionnelle et un socle pour l’après-foot. Pour toi, fan de football africain, son parcours pose de vraies questions : peut-on exiger l’excellence sportive sans offrir la sécurité professionnelle aux femmes dans le sport ? Et surtout, pourquoi la réussite d’une joueuse polyvalente et décisive provoque-t-elle encore étonnement en 2026 ? Cette enquête critique t’invite à regarder au-delà des buts et des trophées, vers les structures qui façonnent — ou freinent — le développement du football féminin.

En bref — points clés : Clara Mateo élue France Football de l’année 2025 ; saison 2024-2025 : 18 buts, 8 passes en championnat et titre en Coupe de France 2025 ; double projet validé : diplôme d’ingénieure (septembre 2020) et poste chez Arkema (mars 2021) ; rôle décisif au Paris FC, toujours en quête d’une place de titulaire durable en sélection ; modèle pour les femmes dans le sport qui cherchent sécurité et performance.

Clara Mateo, joueuse France Football et symbole d’une nouvelle ère du football féminin

Le jury de France Football a tranché en 2025 en consacrant Clara Mateo : un choix qui récompense une saison aboutie mais interroge aussi les critères de reconnaissance dans le football féminin. Mateo n’est pas arrivée là par la seule grâce d’un coup d’éclat ; son influence s’est construite match après match, positionnée parfois à gauche, parfois en 10, souvent en pointe. Le 28 avril 2025, lors des trophées LFFP, elle a déjà été élue meilleure joueuse de la saison — un présage pour la distinction nationale qui a suivi.

Pour toi, amoureux du jeu africain, ce qui frappe c’est la régularité : 18 buts et 8 passes en 20 matches de championnat ne sont pas que des chiffres, ce sont la preuve qu’une joueuse peut combiner polyvalence, pressing constant et sens du but. Et pourtant, malgré ces performances, sa situation en sélection reste fluctuante — 44 sélections, 21 titularisations à fin 2025 — ce qui révèle un fossé entre statut de star domestique et reconnaissance internationale. C’est un élément clé du débat sur la transition des joueuses vers la scène mondiale.

À retenir : la distinction France Football de l’année confirme un succès sportif rapide, mais met en lumière les incohérences persistantes dans la valorisation du talent féminin.

Du bac aux projecteurs : origines et formation d’une athlète complète

Les racines de Clara Mateo sont à Sainte‑Luce‑sur‑Loire, près de Nantes, où elle a commencé le ballon dès la maternelle. Sa première licence à 8‑9 ans et des années à jouer avec les garçons jusqu’à 15 ans ont forgé une joueuse combatante. Avant de se consacrer au football, elle pratiquait l’athlétisme (triple saut, haies, demi‑fond) : cette polyvalence athlétique explique sa qualité de course et son pressing inlassable.

La sélection au Pôle Espoirs de Rennes après le brevet a été un tournant. Entre La Roche‑sur‑Yon (U19, D2, D1) puis Juvisy, elle rejoint le Paris FC en juin 2016 et s’y installe durablement. En mai 2026, elle fêtera dix ans au club (après la fusion avec Juvisy en 2017), période marquée par des investissements importants — arrivée de nouveaux actionnaires et extension du centre d’entraînement d’Orly — qui ont rehaussé l’ambition du club.

Phrase-clé : la formation diversifiée de Mateo montre que l’excellence technique vient souvent d’un parcours multisport solide et d’une trajectoire structurée en club.

Le parcours d’ingénieure : une libération professionnelle qui questionne les modèles

Ce qui distingue vraiment Clara Mateo, c’est sa capacité à conjuguer sport de haut niveau et carrière industrielle. Diplômée ingénieure en matériaux en septembre 2020 de Polytech Paris‑Saclay, elle a été recrutée en mars 2021 chez Arkema à 40 % comme business developer. Elle décrit ce choix comme une libération professionnelle : avoir un filet de sécurité lui a permis d’aborder le foot avec moins d’angoisse et plus de liberté. Voilà un message fort pour toutes les femmes dans le sport qui doivent encore choisir entre précarité et passion.

Son activité chez Arkema porte sur des matériaux innovants et biosourcés — par exemple un élastomère pour crampons issu d’huile de ricin — et lui donne un regard technique sur l’équipement. Mateo ne cache pas que ces échanges avec le monde de l’industrie nourrissent sa vision du jeu et de l’athlète moderne. Elle travaille environ dix heures hebdomadaires selon les périodes et l’enchaînement des matches, avec des ajustements lors de la Ligue des champions.

Phrase-clé : la carrière d’ingénieure de Mateo n’est pas un simple plan B, c’est un levier de performance et un modèle pour repenser l’accompagnement des joueuses.

Comment ce double projet influence le quotidien sportif

Concrètement, son emploi chez Arkema s’adapte aux cycles sportifs : télétravail, semaine allégée, interventions lors des périodes creuses. Mateo confie qu’elle n’a jamais sacrifié la récupération — pilier de sa longévité — mais qu’elle emporte parfois son ordinateur en rassemblement par souci d’anticipation. Ce professionnalisme organisationnel se traduit sur le terrain : pressing constant, disponibilité pour les courses, et une capacité d’analyse quand elle joue en 10.

Exemple : en club, sa polyvalence a été exploitée par Sandrine Soubeyrand, prolongée au PFC jusqu’en 2029, et par la nomination de Gaëtane Thiney en directrice sportive, ce qui structure une progression collective. Mateo illustre ainsi l’idée que sécuriser l’après-carrière est aussi un facteur de performance immédiate.

Phrase-clé : assurer l’avenir professionnel des joueuses améliore la qualité présente du sport.

Statistiques et palmarès : preuve chiffrée d’un succès sportif

Élément
Détail
Nom
Clara Mateo
Naissance
28 novembre 1997 — Nantes
Club
Paris FC (juin 2016 — présent)
Poste
Attaquante (gauche / 10 / pointe)
Saison 2024‑2025
18 buts, 8 passes décisives en championnat (20 matches)
Distinctions
France Football de l’année 2025, meilleure joueuse Arkéma Première Ligue (LFFP & UNFP), meilleure buteuse 2025
Sélection
44 sélections, 10 buts (statistiques à fin 2025)
Titres club
Coupe de France 2025 (premier trophée du PFC)

Phrase-clé : les chiffres confirment que le palmarès de Mateo n’est pas conjoncturel, mais le fruit d’une constance qui mérite d’être inscrite durablement au sommet du football féminin.

Ce que son histoire signifie pour le football féminin en 2026

À l’heure où le championnat français se structure et où des clubs comme Nantes et Lens remplissent les stades (17 491 spectateurs pour Nantes — OM le 14 décembre 2025, 10 712 pour Lens — PSG le 6 septembre 2025), le cas Mateo est symptomatique. Son succès montre qu’une joueuse peut cumuler exigence sportive et sécurité professionnelle. Mais il met aussi en lumière les inégalités persistantes : la sélection nationale n’exploite pas toujours les talents les plus constants, et beaucoup de joueuses n’ont pas le luxe d’un double projet.

Pour toi, supporter africain, la leçon est claire : investir dans la formation, la sécurisation des trajectoires et les infrastructures n’est pas accessoire, c’est la condition pour que des talents féminins s’épanouissent sans renoncer à leur avenir. Sur ce point, Matteο invite à penser des politiques publiques et des partenariats privés plus audacieux.

Phrase-clé : la trajectoire de Mateo est un plaidoyer pour des structures qui préservent la carrière et l’après-carrière des joueuses.

Article écrit par Ines Morel
Passionnée de football européen, j’explore les coulisses et les enjeux des plus grands clubs et compétitions. À 31 ans, je mets mon expertise au service de Last Goal pour offrir des analyses précises et captivantes aux fans de foot.
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