Le 18 janvier 2026 restera une date brûlante pour les passionnés de football africain : la finale de la Afcon 2025 au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat a basculé dans la controverse à la 90e+8 minute lorsqu’un accrochage sur corner a conduit l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo à désigner un penalty pour le Maroc, déclenchant la colère des Sénégalais et l’abandon temporaire du terrain par les Lions de la Teranga dirigés par l’entraîneur Pape Thiaw. La scène — mains sur les épaules, protestations, le capitaine Sadio Mané tentant de retenir ses coéquipiers, puis un retour une dizaine de minutes plus tard mené par Mané avant l’exécution du penalty par Brahim Díaz et le but décisif en prolongation signé Pape Gueye — soulève une question réglementaire majeure : l’arbitre aurait-il dû prononcer l’arrêt de match et considérer l’abandon comme définitif, attribuant la victoire par forfait au Maroc selon les textes ?
Pour qui suit le football africain, la scène ne se réduit pas à une émotion passagère : elle met en lumière des règles précises du tournoi, l’autorité de l’arbitre, et les conséquences disciplinaires possibles pour une équipe qui quitte le terrain sans autorisation.
En bref : Le match final du 18 janvier 2026 a été marqué par un penalty accordé après VAR, une sortie de terrain collective côté Sénégal, un retour après près de dix minutes et une décision arbitrale qui a permis la reprise et, finalement, le but victorieux en prolongation.
Points clés : l’abandon non autorisé peut entraîner un arrêt de match déclaré par l’arbitre et une victoire 3-0 au profit de l’adversaire selon le règlement de la compétition.
Conséquences possibles : l’application des Articles 82 et 84 de la réglementation de la CAF et des sanctions disciplinaires par le comité organisateur.
Afcon 2025 : le match final interrompu — l’arbitre pouvait-il arrêter le match après l’abandon ?
La décision de l’arbitre au cœur de la controverse nécessite d’examiner non seulement l’instant de jeu — la faute sur Brahim Díaz — mais aussi la conduite des équipes et l’application du règlement. Le cas du 18 janvier 2026 montre un arbitre confronté à un choix complexe entre maintenir le déroulement sportif et appliquer strictement les textes relatifs à l’abandon.
Selon le cadre disciplinaire, quitter le terrain sans l’autorisation du corps arbitral expose à la perte automatique du match; pourtant, l’arbitre a attendu le retour des joueurs avant de laisser reprendre le jeu, une option qui a transformé le destin de la finale.

Chronologie précise des événements du 18 janvier 2026
À la 90e+8 minute, sur un corner en faveur du Maroc, El Hadji Malick Diouf accroche l’épaule de Brahim Díaz, qui chute dans la surface ; l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo, après consultation de la VAR, accorde le penalty au Maroc.
La réaction sénégalaise est immédiate : protestations virulentes, l’entraîneur Pape Thiaw mène plusieurs joueurs hors du terrain, ce qui crée une situation d’abandon potentielle. Sadio Mané reste initialement sur la pelouse, essaie de calmer le groupe, mais l’équipe ne revient que près de dix minutes plus tard, après des négociations et des pressions, permettant au match de reprendre.
Le penalty est finalement exécuté par Brahim Díaz, repoussé/soustrait par Mendy, et, dans les prolongations, Pape Gueye trouve l’ouverture décisive pour permettre au Sénégal de l’emporter 1-0.
Le règlement de la compétition : que disent vraiment les Articles 82 et 84 ?
Le règlement de la Coupe d’Afrique des Nations est explicite : Article 82 précise que si une équipe refuse de jouer ou quitte le terrain avant la fin du temps réglementaire sans l’autorisation de l’arbitre, elle est considérée comme définitivement perdante et éliminée de la compétition.
Article 84 complète en indiquant qu’une équipe enfreignant ces articles sera éliminée de façon permanente et le match sera perdu par 3-0, sauf si le score au moment de l’interruption était déjà plus favorable à l’adversaire ; le comité organisateur peut aussi décider de mesures supplémentaires.
Appliqués strictement, ces textes donnaient à l’arbitre et aux instances la latitude d’arrêter la finale et d’attribuer le titre au Maroc si l’abandon avait été considéré comme définitif.
L’arbitre face à la décision arbitrale : marges de manœuvre et précédents
L’arbitre dispose d’une marge discrétionnaire pour laisser un temps raisonnable permettant le retour des joueurs, surtout lors d’une finale de compétition majeure. Les instances internationales et la jurisprudence disciplinaire plaident souvent pour la recherche d’une solution sportive avant la prise d’une sanction purement administrative.
Dans ce cas précis, la présence de leaders sur le terrain comme Sadio Mané et la volonté affichée du groupe de revenir ont pesé dans la balance. Néanmoins, la règle reste claire : une sortie non autorisée expose à l’arrêt de match et à un forfait footballistique.
Insight : l’équilibre entre autorité réglementaire et sauvegarde de l’affrontement sportif place l’arbitre dans une position délicate, où chaque choix entraîne des conséquences structurelles pour la crédibilité de la compétition.

Situation |
Article applicable |
Conséquence possible |
Exemple — Final 18/01/2026 |
|---|---|---|---|
Équipe quitte le terrain sans autorisation |
Article 82 |
Défaite et élimination, score 3-0 |
Le départ des joueurs sénégalais aurait pu entraîner un forfait en faveur du Maroc. |
Équipe revient et match reprend |
Article 84 |
Match validé, décisions disciplinaires possibles |
Les Sénégalais sont revenus après ~10 minutes; la finale s’est poursuivie et s’est terminée 1-0 pour le Sénégal. |
Violence ou risques sanitaires |
Règlement disciplinaire & mesures de sécurité |
Arrêt définitif, sanctions sportives et administratives |
Si les incidents avaient dégénéré, l’arbitre aurait pu stopper le match pour raisons de sécurité. |
Retombées pour le football africain : confiance, image et avenir de l’arbitrage
La controverse du 18 janvier 2026 a ravivé des doutes récurrents sur l’arbitrage dans les grandes compétitions africaines, avec des accusations médiatiques d’un traitement favorable au pays hôte déjà présentes durant le tournoi. La réaction publique et politique met en lumière l’urgence d’une réforme de la transparence et de la formation arbitrale.
La CAF a publié un communiqué le 19 janvier 2026 dénonçant certains comportements inacceptables lors de la finale, tandis que la FIFA a également appelé au calme et à l’application stricte du règlement. Ces prises de position montrent que l’enjeu dépasse l’instant : il s’agit de préserver la légitimité de la compétition et la confiance des supporters.
Insight : la gestion de cet épisode déterminera si le football africain saura transformer une crise en opportunité de renforcement institutionnel et d’amélioration de l’arbitrage.
Que peut décider la CAF après examen disciplinaire ?
Après examen du dossier, la CAF peut appliquer les sanctions prévues par le règlement : élimination, amendes, suspension de dirigeants et joueurs, voire mesures administratives contre les fédérations. L’Article 84 autorise aussi des actions complémentaires du comité organisateur selon la gravité des faits.
Des exemples concrets dans le football africain montrent que les commissions disciplinaires privilégient souvent une combinaison de sanctions sportives et pécuniaires pour envoyer un signal sans détruire la compétitivité d’une fédération. La transparence du processus et la motivation des décisions seront déterminantes pour l’acceptation des sanctions par l’opinion publique.
Insight : la décision finale de la CAF devra équilibrer application stricte du règlement et préservation de l’image du tournoi afin d’éviter un sentiment d’injustice durable dans le football africain.