Succession de Didier Deschamps : alors que le départ du sélectionneur est acté pour après la Coupe du monde 2026, la rumeur la plus forte pousse aujourd’hui vers Zidane comme futur entraîneur des Bleus. Pourtant, l’éditorialiste et consultant Daniel Riolo avait, dès juin 2022, désigné un autre favori — un choix qui n’a finalement pas pris le pas sur la dynamique actuelle. Ce portrait critique revient sur les déclarations de Riolo le 15 juin 2022, les désirs exprimés par Zinédine Zidane dans L’Équipe le 23 juin 2022, et les signes visibles en 2026 que les négociations pour la composition d’un futur staff auraient déjà commencé.
Passionnés de football africain, tu verras ici pourquoi la succession des Bleus intéresse au-delà des frontières hexagonales : décisions politiques, images internationales, et impact sur les calendriers internationaux comme la CAN ou les amicales. Les dates et les faits sont posés pour éviter l’effet « rumeur qui tourne » ; on analyse aussi ce que signifie, concrètement, privilégier un technicien médiatique plutôt qu’un profil de terrain.
En bref — points clés :
8 janvier 2025 : date à retenir — moment où la fin de cycle de Deschamps a été confirmée publiquement et a déclenché la valse des prétendants.
15 juin 2022 : Daniel Riolo évoque un favori venu de Nice (Christophe Galtier) et balaie l’idée Zidane sur le court terme.
23 juin 2022 : Zidane confesse à L’Équipe son souhait de « boucler la boucle » avec l’équipe de France, une volonté qui pèse en 2026.
2026 : Les tendances indiquent Zidane comme favori, mais le débat reste politique et médiatique — pas purement sportif.
Riolo avait désigné un autre favori en 2022 : quel poids aujourd’hui ?
Le 15 juin 2022, dans l’émission After Foot sur RMC, Daniel Riolo lâchait une phrase devenue célèbre dans certains cercles : « Le nouveau sélectionneur de l’équipe de France après la Coupe du Monde, on sait qui c’est. Zidane ? Non. Il y a un gars qui est à Nice qui est prêt. » Il visait alors Christophe Galtier, entraîneur de l’OGC Nice à l’époque.
Quatre ans plus tard, en 2026, ce pronostic apparaît comme une lecture d’opportunité plutôt qu’une prophétie stratégique. Galtier n’a pas fédéré l’opinion comme l’aurait fait un nom planétaire, et la communication autour de la Succession a évolué vers un choix plus consensuel et médiatique : Zidane.
Cette divergence entre prédiction et réalité illustre la force des consultants dans le débat public : un message prononcé au micro en 2022 a alimenté pendant des mois des spéculations, sans pour autant peser définitivement dans les arcanes décisionnels de la Fédération.
Insight : le rôle des consultants comme Riolo est moins de décider que d’orienter l’opinion — et souvent d’initier des narratives qui survivent indépendamment des faits sportifs.
Zidane, le grand favori apparent en 2026 : rêve personnel et réalités institutionnelles
Le 23 juin 2022, pour ses 50 ans, Zinedine Zidane confiait dans L’Équipe son désir de prendre un jour les rênes de l’équipe de France : « J’en ai envie, bien sûr. Je le serai, je l’espère, un jour. » Cette déclaration, restée emblématique, sert aujourd’hui d’argument central aux partisans de sa nomination.
En 2026, les informations qui circulent laissent entendre que des discussions ont été ouvertes pour penser le futur staff autour de Zidane. Mais attention : négocier des assistants et des profils techniques pendant que le titulaire est encore en poste pose un problème d’éthique sportive et d’image publique. C’est sur ce point que la critique prend forme — on parle d’un remplacement planifié plus que d’un choix né d’une stratégie nationale de long terme.
Insight : la candidature de Zidane repose autant sur son aura internationale que sur des garanties sportives — et c’est là toute la fragilité du projet s’il est mené comme un passage de témoin médiatique plutôt qu’un chantier tactique.
Tableau comparatif des profils envisagés pour la succession de Deschamps
Pour te donner un cadre concret, voici un tableau qui synthétise les atouts et les obstacles des profils les plus cités dans les discussions publiques et dans les coulisses.
Nom |
Rôle / Statut (2026) |
Atouts |
Obstacles |
|---|---|---|---|
Zinedine Zidane |
Entraîneur libre / Candidat pressenti |
Rayonnement international, expérience en clubs élite, capacité à attirer des cadres |
Manque d’expérience internationale en sélection, risque de gestion de vestiaire politique |
Christophe Galtier |
Coach de club (présenté en 2022 à Nice) |
Approche tactique solide, travail de club reconnu |
Moins de notoriété planétaire, profil moins fédérateur pour certains médias |
Profil alternatif (sélectionneur étranger) |
Candidat hypothétique 2026 |
Nouvelle vision, parfois moins de pressions médiatiques locales |
Barrière linguistique, acceptation politique interne incertaine |
Insight : le choix entre aura médiatique et maîtrise du football de sélection reste le vrai dilemme — et chaque option présente des compromis évidents.
Impact de la succession sur le football africain et calendrier international
La nomination du futur sélectionneur des Bleus aura des répercussions au-delà de la France. Les fédérations africaines et les clubs suivront l’évolution, surtout quand on pense aux calendriers serrés avec des compétitions comme la CAN. La CAN 2025 et les performances des sélectionnés témoignent de la montée en puissance de talents qui influencent aussi les discussions sur les politiques de sélection et les testings internationaux.
Par ailleurs, la relation entre l’équipe de France et ses anciens internationaux, les appels médiatiques et les narratifs politiques — résumés parfois dans des articles comme l’appel de Deschamps — montre que la succession est autant une affaire de communication que de choix sportif.
Insight : pour les supporters africains, la désignation d’un sélectionneur français influencera aussi la diplomatie sportive et les opportunités de coopération technique entre fédérations.
La parole des consultants pèse mais ne décide pas : le rôle réel de Riolo
Daniel Riolo, en tant que consultant, a un rôle moteur dans la fabrique de l’opinion. Sa prédiction de 2022 a montré qu’un avis tranché peut orienter le débat pendant des mois. Mais la mécanique décisionnelle d’une Fédération obéit à d’autres logiques : politique interne, calendrier, appuis institutionnels et pression internationale.
Critiquement, confondre influence médiatique et légitimité technique serait une erreur. Le choix d’un entraîneur de l’équipe de France en 2026 devra répondre à des enjeux sportifs concrets, pas seulement à des stratégies de communication.
Insight : les consultants animent le récit mais la décision finale dépendra d’un équilibre précaire entre compétence, image et acceptabilité politique.