En bref :
• AFCON 2025 : incident filmé le 6 janvier 2026 lors du huitième de finale Algérie – RD Congo au stade de Rabat.
• Influenceur algérien Raouf Belkacemi arrêté puis condamné le 19 janvier 2026 à trois mois d’incarcération et 500 dirhams d’amende.
• L’affaire alimente une vive polémique sur les réseaux et interroge le rôle des créateurs de contenu dans le football africain.
• Procédure judiciaire en cours, visite consulaire et possibilité d’appel maintenue.
AFCON 2025 : le geste filmé, revendiqué et partagé par des centaines de milliers d’internautes a déclenché une réaction rapide des autorités marocaines. Lors du match du 6 janvier 2026 opposant l’Algérie à la RD Congo, l’influenceur algérien Raouf Belkacemi s’est filmé en train d’uriner dans les tribunes du stade de Rabat, une séquence publiée en story et devenue virale en quelques heures. La diffusion a provoqué une onde de choc parmi les supporters, les acteurs du football africain et les instances locales, confrontant les règles d’ordre public aux nouveaux usages des réseaux sociaux.
Le dossier a rapidement basculé vers le pénal : placé en garde à vue, Belkacemi a été poursuivi pour atteinte à la pudeur et trouble à l’ordre public. Le tribunal de première instance de Rabat a rendu son verdict le 19 janvier 2026, prononçant une peine de trois mois d’incarcération et une amende de 500 dirhams. La décision illustre la fermeté de la justice marocaine face à un comportement inapproprié en enceinte sportive, et pose la question du contrôle des contenus diffusés pendant les grandes compétitions.

AFCON 2025 : arrestation et condamnation de l’influenceur algérien à Rabat
Les faits se sont déroulés le 6 janvier 2026 au Prince Moulay El Hassan à Rabat, lors du huitième de finale de la AFCON 2025. Après la mise en ligne de la vidéo, les autorités locales ont procédé à l’arrestation de l’influenceur algérien, qui a été présenté au parquet puis au tribunal.
Le 19 janvier 2026, le tribunal de première instance de Rabat a condamné Raouf Belkacemi à trois mois de prison ferme et à une amende de 500 dirhams. Il est détenu à la prison d’El Arjate, située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rabat, et conserve le droit d’appel. Ce jugement envoie un signal clair sur la tolérance zéro des autorités pour les atteintes aux normes publiques dans un stade.
Polémique et réactions publiques : entre indignation et débat
La diffusion de la séquence a suscité des réactions publiques contrastées : indignation chez de nombreux supporters, mobilisation des autorités et débats sur la responsabilité des influenceurs. Des voix du milieu du football africain ont pointé l’impact négatif d’un tel geste sur l’image des supporters et sur le fair-play autour des compétitions.
La visite consulaire de l’18 janvier 2026 par le consul général algérien Abdelhamid Abdaoui a été effectuée dans le cadre des procédures habituelles pour un ressortissant détenu à l’étranger. Malgré cette assistance, la procédure judiciaire a suivi son cours, rappelant que la diplomatie consulaire n’interfère pas dans les décisions de justice.
Pour replacer l’affaire dans le contexte plus large des incidents survenus pendant la CAN, il est utile de consulter des enquêtes et analyses sur la gestion des supporters et des sanctions, comme le dossier sur l’affaire du supporter algérien ou les précédents disciplinairement évoqués dans la rubrique sanction Samuel Eto’o. Ces références permettent de comprendre comment les instances et les autorités réagissent face à des comportements extrêmes.

Cadre légal et règles dans un stade de Rabat : ce que cela implique
Le dossier met en lumière les règles encadrant les enceintes sportives au Maroc : un comportement inapproprié susceptible d’être qualifié d’atteinte à la pudeur et de trouble à l’ordre public peut entraîner des poursuites pénales. Les stades restent des espaces régis par des lois nationales, même durant des événements internationaux comme la AFCON 2025.
Le procès et la condamnation montrent que la diffusion volontaire d’images compromettantes aggrave la situation, car elle atteste d’une intention et d’une revendication publique du geste. Pour les organisateurs, l’enjeu est également sécuritaire : prévenir la diffusion de comportements à risque tout en garantissant le bon déroulement des matches.
Date |
Événement |
Sanction / Statut |
|---|---|---|
6 janvier 2026 |
Vidéo de l’influenceur uriner dans les tribunes pendant Algérie – RD Congo |
Arrestation par les autorités locales |
Début janvier 2026 |
Placement en détention et présentation au parquet |
Garde à vue |
19 janvier 2026 |
Verdict rendu par le tribunal de première instance de Rabat |
3 mois de prison ferme + 500 dirhams d’amende (possibilité d’appel) |
Après le verdict |
Visite consulaire assurée par Abdelhamid Abdaoui |
Assistance consulaire sans annulation de la peine |
Quel impact sur le football africain et quelles leçons tirer ?
Au-delà de l’incident individuel, cette affaire interroge la place des créateurs de contenu dans l’écosystème du football africain. Les influenceurs, suivis par des millions de personnes, peuvent amplifier des comportements déplacés et créer des précédents dommageables pour l’image des supporters.
Des initiatives de sensibilisation s’imposent : mieux encadrer la présence des médias indépendants en tribunes, former les agents de sécurité aux nouveaux usages numériques et responsabiliser les plateformes face aux contenus publiés en direct. Le signal envoyé par la justice marocaine est clair : la passion ne peut excuser un comportement inapproprié sur la pelouse ou dans les gradins.
Pour garder le focus sur le positif de la compétition, il est pertinent de rappeler les performances sportives et les visuels marquants de la CAN, comme les analyses des top joueurs de la CAN 2025 ou le classement des maillots de l’AFCON 2025, qui montrent l’attrait et le professionnalisme du tournoi malgré les incidents. Insight final : la responsabilité individuelle et le respect des règles restent essentiels pour préserver l’intégrité du tournoi et l’image du continent.