En bref : Le 20 décembre 2025, la CAF a confirmé que la CAN Maroc 2025 est l’édition la plus lucrative de l’histoire du tournoi. Hausse des droits TV, explosion des sponsors, et nouvelles sources de financement expliquent une progression de revenus supérieure à 90 %. Les villes hôtes — Casablanca, Tanger, Marrakech, Rabat, Agadir et Fès — ont bénéficié de retombées économiques massives entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026. Ce bilan redéfinit le modèle d’organisation du football africain et pose la question des impacts à long terme pour les fédérations et les clubs locaux.
Le 21 décembre 2025, alors que les stades s’apprêtaient à vibrer pour l’ouverture de la Coupe d’Afrique, la Confédération a dévoilé des chiffres qui changent le cadre financier du tournoi continental. Augmentation des accords de diffusion à l’international, activation commerciale autour des partenaires et billetterie dynamique ont alimenté ce record. Pour le fidèle supporter comme Moussa, venu d’Abidjan pour suivre quelques matches, ces gains se traduisent par plus d’offres de transport, d’hôtellerie et de merchandising — autant d’exemples concrets de retombées économiques locales. Le succès financier de cette CAN interroge aussi la redistribution des recettes entre la CAF, les fédérations nationales et les infrastructures locales.
La CAF officialise le record : chiffres et sources de revenus
Le samedi 20 décembre 2025, lors d’une réunion à Rabat, la CAF a communiqué une répartition des recettes. Les droits TV représentent désormais la part la plus importante, suivis des contrats commerciaux et des recettes de billetterie. Les accords signés avec de nouveaux diffuseurs internationaux ont élargi l’audience du tournoi, augmentant la valeur des droits et la visibilité commerciale du football africain.
Autre facteur décisif : l’afflux de sponsors internationaux, attirés par une CAN organisée dans des stades modernisés et une fenêtre médiatique plus large. Le modèle de financement a été diversifié, avec des partenariats technologiques et des packages marketing premium. Tout cela a transformé la CAN Maroc 2025 en une plateforme commerciale majeure pour le continent.

Insight : la montée en puissance des droits TV et des sponsors change la donne pour l’organisation des futures éditions.
Décomposition des revenus et comparaison historique
Les responsables ont détaillé l’origine des recettes : contrats de TV internationaux, partenariats commerciaux, billetterie, merchandising et packages hospitalité. La hausse globale dépasse les 90 % par rapport à l’édition précédente, sous l’effet conjugué de la valorisation des droits et d’une stratégie commerciale agressive.
Exemple concret : des entreprises de tourisme local ont signé des contrats de sponsorisation pour capter l’affluence des supporters venus pour des affiches comme Maroc–Nigeria et des rencontres décisives impliquant les favoris.
Insight : la diversification des flux de revenus assure un financement plus stable, mais pose la question de la redistribution équitable aux fédérations nationales.
Impact local : billets, tourisme et retombées économiques
Pour les villes hôtes entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026, la CAN a généré un afflux massif de visiteurs. Hôtels complets, restaurants surbookés et artisans locaux profitant du merchandising ont illustré les retombées économiques immédiates.
Le scénario de Moussa au marché de Casablanca résume bien la dynamique : il achète un maillot, réserve trois nuits d’hôtel et paie des excursions, créant une chaîne de valeur pour des dizaines de petits entrepreneurs locaux.

Insight : la CAN 2025 a agi comme un catalyseur pour l’économie locale, convertissant l’événement sportif en moteur de croissance pour les PME.
Étude de cas : les PME et l’hôtellerie à Marrakech
Dans des villes comme Marrakech, des hôtels de moyenne gamme ont enregistré des taux d’occupation supérieurs à 95 % pendant les phases à fort enjeu. Des tours opérateurs locaux ont multiplié leurs offres en se calant sur le calendrier des matches, et certains commerces ont doublé leur chiffre d’affaires sur la période.
Ce modèle montre comment un tournoi continental bien orchestré peut générer des bénéfices tangibles pour l’économie réelle.
Insight : investir dans l’accueil et l’expérience des supporters maximise les retombées économiques locales et l’attractivité future des villes hôtes.
Conséquences pour le football africain : redistribution et avenir du financement
La question centrale reste la redistribution : quelle part de ces revenus permettra d’améliorer les infrastructures et le football de base ? La CAF évoque des mécanismes de financement destinés aux associations et aux programmes jeunesse, mais les détails opérationnels feront l’objet de négociations en 2026.
Le récit de Moussa, qui suit aussi les jeunes talents de son quartier, illustre l’enjeu : des fonds mieux orientés pourraient financer des centres de formation et améliorer la filière de détection des talents en Afrique.
Insight : la requalification du modèle de financement déterminera si l’effet de la CAN 2025 reste ponctuel ou devient structurel pour le football africain.
Impacts médiatiques et sportifs : visibilité des joueurs et recettes
L’exposition médiatique a boosté la valeur marchande de joueurs et renforcé l’intérêt des marchés internationaux. Le palmarès des performances et les nominations individuelles ont nourri des ventes de droits et de produits dérivés.
Pour suivre les performances et les lauréats, consulter la liste des meilleurs joueurs de la CAN 2025, ou les dossiers sur les phases finales et les affiches clés comme les demi-finales.
Insight : la mise en lumière des talents africains grâce aux droits TV renforce la valeur commerciale du continent.
Aspects sportifs, arbitrage et tensions : incidents et enseignements
Au-delà des chiffres, la CAN 2025 a généré des débats autour de l’arbitrage, de la sécurité et du comportement des supporters. Des incidents isolés ont été documentés, et des mesures disciplinaires ont suivi pour préserver l’intégrité du tournoi continental.
Pour des récits de supporters et d’événements particuliers, voir par exemple le témoignage d’un supporter algérien ou les récits de confrontations historiques entre équipes comme Cameroun–Maroc.
Insight : la gestion des incidents est devenue un paramètre essentiel dans la valorisation commerciale d’un grand tournoi.
Source de revenus (CAN Maroc 2025) |
Montant estimé (USD) |
Part du total |
Évolution vs édition précédente |
|---|---|---|---|
Droits TV internationaux |
220 M |
45 % |
+120 % |
Sponsors et partenariats |
140 M |
28 % |
+85 % |
Billetterie & hospitalité |
80 M |
16 % |
+60 % |
Merchandising & autres |
40 M |
8 % |
+70 % |
Insight : la part majeure des revenus provient des droits TV et des sponsors, redéfinissant les leviers de financement du football africain.
Perspectives pour les prochaines éditions et le calendrier
La réussite commerciale du Maroc-2025 ouvre le débat sur la périodicité et la gouvernance des prochaines CAN. Des voix plaident pour un calendrier ajusté et une meilleure répartition pour permettre un effet durable sur les clubs africains.
Pour analyser les leçons sportives et organisationnelles, plusieurs articles spécialisés proposent des synthèses et des retours d’expérience, notamment sur les performances individuelles et collectives visibles dans les phases finales et les quarts.
Pour approfondir les enjeux sportifs et les rencontres décisives, lire des analyses sur des confrontations comme Burkina–Traoré ou sur les clés des quarts de finale disponibles ici quarts de finale CAN 2025.
Insight : l’effet structurel dépendra de la gouvernance et de la capacité des acteurs à transformer des gains ponctuels en investissements durables.