découvrez les sanctions possibles pour le sénégal en cas de départ prématuré, leurs implications et les mesures à prendre pour les éviter.
Publié le 20 janvier 2026
à 22h25

Finale de la CAN : le Sénégal risque-t-il une sanction après son départ prématuré avant le match face à la France en Coupe du Monde ?

découvrez les sanctions possibles pour le sénégal en cas de départ prématuré, leurs implications et les mesures à prendre pour les éviter.

En bref

Finale CAN : le Sénégal a quitté le terrain pendant plus de dix minutes après un arbitrage très contesté, avant de revenir et de gagner (1-0 a.p.) le 18 janvier 2025.

– Règlements : selon les articles cités dans le règlement de la compétition, ce départ prématuré aurait dû entraîner une disqualification et un forfait (3-0) ainsi qu’une amende minimale.

– Réactions : la CAF, la FIFA et la Fédération royale marocaine ont dénoncé les faits ; des procédures disciplinaires sont ouvertes, mais elles resteront continentales.

– Impact sur la Coupe du Monde et le match France : toute sanction de la CAF ne devrait pas modifier la situation des rencontres planifiées par la FIFA au Mondial.

Chapô — La scène restera comme l’un des épisodes les plus discutés du football africain moderne. Dimanche 18 janvier 2025, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la Finale CAN entre le Maroc et le Sénégal bascule dans le chaos lorsqu’un penalty est sifflé au bout du temps réglementaire. Fatigués et révoltés, plusieurs joueurs sénégalais quittent le terrain pendant plus de dix minutes, obligeant Sadio Mané à revenir pour ramener ses coéquipiers. Malgré ce départ spectaculaire, la partie reprend, Brahim Diaz rate la panenka, et le Sénégal s’impose en prolongation (1-0). Sur le papier, les textes sont implacables : l’équipe qui quitte délibérément le terrain encourt l’élimination. Sur le terrain, l’arbitre et les instances laissent filer la fin du match, déclenchant une controverse institutionnelle. Mamadou, supporter à Dakar, a vu la fête tourner au procès d’intention : il reconnaît la joie du trophée, mais doute de la crédibilité des règles appliquées. Ce mélange d’émotions et d’incohérences réglementaires place la CAF et la FIFA au cœur d’un arbitrage politique et sportif délicat. Phrase-clé : la victoire sportive ne balaie pas l’obligation d’appliquer la loi du jeu.

Finale CAN : que risque concrètement le Sénégal après ce départ prématuré ?

Sur le plan strictement réglementaire, plusieurs textes plaident contre le comportement observé le 18 janvier 2025. L’IFAB rappelle qu’un joueur qui « retarde la reprise du jeu » ou « quitte délibérément le terrain sans l’autorisation de l’arbitre » peut être sanctionné. Pourtant, au retour sur la pelouse, aucun avertissement collectif n’a frappé les Lions, hormis un carton adressé à Édouard Mendy pour avoir perturbé la concentration du tireur adverse.

Le paradoxe est criant : les gendarmes du règlement théorique n’ont pas vraiment appliqué leurs propres lois dans la pratique. L’absence d’une réaction disciplinaire immédiate interroge la capacité des instances à imposer la discipline quand les enjeux sportifs sont énormes. Phrase-clé : l’impunité sportive d’un soir risque de fragiliser la crédibilité des règlements à long terme.

Les textes en jeu : article 82, article 84 et le règlement disciplinaire de la CAF

Les règles de la CAN sont limpides sur le papier. L’article 82 stipule que si une équipe « quitte le terrain avant la fin réglementaire sans l’autorisation de l’arbitre », elle est considérée perdante et éliminée. L’article 84 renchérit en fixant la conséquence : défaite 3-0 et exclusion définitive de la compétition. Le règlement disciplinaire de la CAF prévoit également une amende minimale, évaluée à 17 000 euros, pour une équipe qui refuse de poursuivre un match commencé.

En pratique, la différence entre l’application stricte du texte et la realpolitik du moment explique l’embarras : la CAF a préféré laisser la rencontre aller à son terme, puis analyser les images avant d’ouvrir des procédures. Phrase-clé : les lois existent, leur exécution dépend d’un arbitrage institutionnel.

Article
Résumé
Sanction prévue
Article 82
Équipe qui se retire ou quitte le terrain sans autorisation.
Considérée défait» et éliminée de la compétition.
Article 84
Sanctions disciplinaires détaillées pour abandons ou refus de jouer.
Perte du match 3-0 et exclusion définitive.
Article 148 (règlement CAF)
Amendes et mesures disciplinaires pour refus de poursuivre un match.
Amende minimale de 17 000 euros et autres sanctions possibles.

Phrase-clé : le règlement ne laisse guère de place aux ambivalences — mais les décisions post-match en laissent.

FIFA, CAF, Maroc : réactions publiques et procédures engagées

Le lendemain de la finale, lundi 19 janvier 2025, Gianni Infantino a qualifié les images de « scènes inacceptables » et a invité les organes compétents de la FIFA et de la CAF à statuer. La Confédération africaine a publié un communiqué dénonçant « un comportement inacceptable de certains joueurs et officiels » et a annoncé l’ouverture d’une enquête basée sur l’examen des images.

De son côté, la Fédération royale marocaine a annoncé vouloir engager des procédures auprès de la CAF et de la FIFA pour que soit acté le retrait de l’équipe nationale sénégalaise du terrain. Le sélectionneur marocain, Walid Regragui, a jugé l’attitude adverse « pas classe ». Phrase-clé : les institutions brandissent la règle, mais tardivement.

Une sanction CAF peut-elle affecter le match face à la France en Coupe du Monde ?

La question était sur toutes les lèvres : un éventuel châtiment continental peut-il empêcher le Sénégal de jouer son match France programmé en phase de groupes de la Coupe du Monde ? La réponse administrative est nette : les mesures prises par la CAF restent dans le périmètre continental et ne modifient pas la planification ni les points attribués par la FIFA pour la compétition mondiale.

Autrement dit, une exclusion de la CAN ou une amende ne se traduirait pas par un retrait de points dans la poule du Mondial ni par une annulation automatique des rencontres prévues par la FIFA. En revanche, des sanctions individuelles (suspensions de joueurs ou staff) décidées par des commissions disciplinaires reconnues pourraient techniquement empêcher la présence de certaines personnes lors du tournoi si la procédure disciplinaire suit la voie internationale. Phrase-clé : sanction continentale ≠ modification automatique des matchs de la FIFA.

Entre temps, la CAF analysera les images, auditionnera acteurs et officiels, puis rendra une décision. Le processus disciplinaire peut durer plusieurs semaines, voire mois, selon la complexité des preuves et les appels éventuels. Cela signifie que, sportivement, le trophée reste au Sénégal pour l’instant, mais la saison administrative s’annonce lourde. Phrase-clé : la célébration peut durer, la procédure judiciaire sportive aussi.

Sanctions probables et calendrier : à quoi s’attendre et quels impacts ?

Pragmatiquement, la CAF dispose d’un panel de réponses : amende, sanctions individuelles (suspensions), perte du match et disqualification. La combinaison dépendra de l’interprétation des faits et du degré de responsabilité prouvé pour joueurs ou membres du staff. Le sélectionneur Pape Thiaw est sous surveillance et une suspension temporaire est l’une des options évoquées publiquement.

Le calendrier est simple à énoncer : enquête -> audition -> décision de la commission disciplinaire -> possibilité d’appel devant des instances supérieures. Si une sanction lourde était prononcée, elle s’appliquerait dans le cadre des compétitions africaines, avec des effets potentiels sur la réputation et sur l’organisation interne du football sénégalais. Phrase-clé : les sanctions frapperont là où la CAF peut agir, mais pas forcément sur la scène mondiale.

Après la tempête : supporters, légitimité et le futur du football africain

Mamadou, notre fil conducteur, revient à sa terrasse de bar à Dakar : il applaudit la victoire mais regrette la manière. Pour lui, la question n’est pas seulement pécuniaire ou disciplinaire ; elle touche à la confiance envers les institutions qui gèrent le football en Afrique. Une victoire obtenue dans une finale entachée de controverses laisse un goût amer et pose la question d’une réforme des procédures d’application des règles.

Si la CAF veut préserver sa crédibilité, elle doit trancher rapidement et avec transparence. Sans cela, chaque décision arbitrale importante risque d’être contestée par des acteurs qui ne croient plus à l’impartialité. Phrase-clé : appliquer les règles, ou accepter d’en être dépossédé.

Article écrit par Ines Morel
Passionnée de football européen, j’explore les coulisses et les enjeux des plus grands clubs et compétitions. À 31 ans, je mets mon expertise au service de Last Goal pour offrir des analyses précises et captivantes aux fans de foot.
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